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FOU RIRE GARANTI

Publié le 18/05/2016 à 18:30 par boudia2007 Tags : texte
FOU RIRE GARANTI

"cafe littéraire de Chlef"

FOU RIRE GARANTI AVEC LA PIECE "one man/woman show" de Samir Bouanani  "Metezeouedj fi 3otla" d'après le texte de Mourad Senouci  ce Samedi 21 Mai 2016 à 14 heures au cinéma "El Djama " à Chlef -

Invitation Générale -

Soyez tous (tes) les bienvenus !

VENTE DEDICACE"Mohamed Boudia - Un homme hors du commun"

Publié le 18/11/2015 à 16:48 par boudia2007 Tags : homme bienvenue livre
VENTE DEDICACE"Mohamed Boudia - Un homme hors du commun"

IL EST PORTE A LA CONNAISSANCE DE TOUS LES ADEPTES DU CAFE LITTÉRAIRE ET TOUS LES LECTEURS QUE MOHAMED BOUDIA - Président du café littéraire de Chlef, fera une vente-dédicace de son dernier livre "Mohamed Boudia - Un homme hors du commun" au niveau de la Fondation Casbah - Alger - 

Le Samedi 21 Novembre 2015 à 14 heures - L'invitation est générale - BIENVENUE A TOUTES ET A TOUS !

VENTE DEDICACE

Publié le 21/10/2015 à 09:01 par boudia2007 Tags : homme roman amis bienvenue livre amoureux

                      PREMIER AVIS

 

A TOUS LES AMOUREUX DES  BELLES LETTRES ET AMIS DU CAFE LITTERAIRE DE CHLEF

 

M. Mohamed Boudia fera une vente-dédicace de son dernier livre, fraichement sorti des éditions El Ibriz sous la direction de Mme Samira Bendris et dont le titre est :

« Mohamed Boudia – Un homme hors du commun »

Le Dimanche 1er Novembre 2015 au Salon du Livre à Alger à partir de 14 heures

BIENVENUE A TOUTES ET A TOUS

                      DEUXIEME AVIS

Le 9 Décembre 2015, M. Mohamed Boudia, écrivain, président du café littéraire de Chlef et vice-président de l’Association Nationale Héritage Algérie, donnera une conférence à la bibliothèque du Palais de la Culture à Alger sur le thème de son nouveau livre « Mohamed Boudia – Un homme hors du commun » avec la participation des Editions El Ibriz sous la direction de Mme Samira Bendris et ce, avec vente-dédicace

BIENVENUE A TOUTES ET A TOUS

OUVERTURE DU CAFE LITTERAIRE DE CHLEF MAISON DE LA CULTURE

Publié le 22/09/2015 à 23:00 par boudia2007 Tags : bienvenue

 

    CAFE  LITTERAIRE DE CHLEF

    animé par Mohamed BOUDIA

 

 

 

iL EST PORTE A LA CONNAISSANCE DES ADEPTES DU CAFE LITTERAIRE DE CHLEF QUE CE DERNIER OUVRIRA SES PORTES LE SAMEDI 3 OCTOBRE 2015 AU NIVEAU DE LA MAISON DE LA CULTURE - ROUTE DU RADAR - CHLEF et ce, à 14 HEURES -

 

                                                 BIENVENUE A TOUS !

 

 

CAFE LITTERAIRE DU 7 AVRIL 2015 ANIME PAR MOHAMED BOUDIA

CAFE LITTERAIRE DU 7 AVRIL 2015

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Les eMules du café littéraire de Chlef are On ne peut se Plus présente DANS L'enceinte du centre des loisirs Scientifiques verser Pas à Pas de Suivre, semaine après semaine les Activités culturelles du café littéraire. Bien Que l'auditoire fût minime Quand il ne s'agit pas de personnalité du monde littéraire ous historique, le café littéraire ne continuera pas Moins de égouttoir les amoureux des belles lettres. Verser this séance du 7 Avril, en ouverture le musicien Hrache Beghdadi Nous gratifia D'une mélodie à l'orientale Avec fils luth et ses complaintes Qui vous emportent vers des rivages lointains et Aiguise Votre oreille musicale.

Le thème Choisi par le président du café littéraire un trait à la journée du 1 er Avril Qu'il un Nommée «la journée du mensonge». En effet, le conférencier devait Donner Une explication Dans le temps et l'espace de ce jour Appelé communément «poisson d'avril».

Il dira en effet, se rapportant à une légende qu'avant l'année 1564, l'année civile commençait le 1 er Avril. Durant this same année, le roi de France, Charles IX, décida Que l'année commençât le 1 er janvier de l'année suivante. Le premier janvier de l'année suivante, les gens se souhaitèrent Une bonne année, et se firent des cadeaux comme dans un l'année du 1er avril. Beaucoup de gens ne purent Se adapter au nouveau début de l'année, survenu par l'édit du roi Charles IX.

Un this année de partir de, le premier avril FUT Considère Comme une Sorte de fête nostalgique Ou L'devait mentir sur aux Autres sous forme de blagues AFIN d'en rire.

Ce est Ainsi Qu'en Russie sur l'appela «Den dourakov» (le jour des fous). Quantitatifs aux Allemands, ILS l'appelèrent «Aprilscherz». En Amérique, les Américains de same Que les anglais l'appelèrent «jour du poisson d'Avril». Je Crois CELA Nous renvoie au «poisson d'avril» Comme Il Est Nomme en France. Le traditionnel poisson d'avril Désigne Une plaisanterie, non canular Que l'On fait à ses amis OU SES Connaissances, le 1 er avril de CHAQUE année. Ce est peut-etre par nostalgie versez this fête de débuts d'année qui se faisait en soi Ce jour et Que Charles IX en une imposé requiert Un autre jour versez this fête Qui FUT le 1 er janvier de CHAQUE année.

Autre chose, la légende raconte Québec, est comme la pêche Était interdite DANS LE débuts du mois d'avril (période de reproduction des poissons), certains des eurent l'idée de faire des farces aux pêcheurs, en jetant des harengs Dans la rivière et ILS Sont soi Peut-etre, écrié «poisson d'avril». D'Autre Côté de l'ONU, la date coïncide this Avec la fin du carême des Chrétiens ou La viande Leur is interdite et le poisson Était généralement le cadeau le plus les attractif. On Peut considerer CES canulars est comme la bêtise Qui a fait tache d'huile Dans le monde entier et Se est incrustée en nous, par conformisme, Comme mouvement non Moutonnier versez faire des farces À nos amis ous nos Connaissances Nous Basant sur le mensonge Sie pêché non Est.

Pour Nous, musulmans, et EN Partant de Cette constatation Qué BNO Avons hérité De L'Ere Coloniale, Dieu interdit de mentir Nous voiture ce est l'ONU des Pêches Originels ET QUI néanmoins de conduit en enfer. Ce est pour CELA Que Dieu à incriminé les gens du Livre pour Avoir Suivi Leurs aspirations Propres et non point c sexies Qui était dit DANS LES Différents Livres Saints. Dans la sourate «-verset En-Nahl 116:« Ne pas Dites ce Langues Que Disent de Vos Comme mensonge, CELA EST licite et illicite CELA EST versez entraîneur Dieu Dans Vos mensonges ». Dieu a encore dit Dans la sourate Ech-choura, verset 21: «Ou bien ont-ILS des partenaires Qui Ont les instruits Dans la religion that Dieu N'A pas commandité et si Ce ne était pas Une promesse (mot) de séparation, la justice rendue Leur Serait et versez Ceux qui Ont fauté, juin torture affreuse ».

En Tant que musulmans, Nous Savons Que le mensonge is l'ONU des Grands Fisheries and Que Devons Nous Nous en débarrasser. Le prophète Mohammed (Salla Allahou 3alaïhi wa salam) a dit: «Attention au mensonge, CE Dernier vous convoie vers les peches et les peches vous convoient en enfer».

Il ya Une anecdote Que Je Voudrais vous Citer et Qui Se est passé en Europe, Où deux amants, de par le mensonge du «poisson d'avril» Ont perdu bêtement Leurs vies. Il s'agit de l'histoire de Colbert et de Victorielle.

En Tant que musulmans, BNO Devons Ne Pas Donner l'occasion au diable d'habiter parmi nous par le biais du mensonge et redingote Ce jour-là. CE Ne EST ni Dans Nos coutumes ni Dans Nos nous. L'individu Essaie de creer un état de fait Qui n'a jamais Existe et par Lequel il may portier juin Atteinte moral ous physique à la personne Visée.

Nous pouvons dire Que le mensonge physique is beaucoup, plus virulente Que le mensonge langagier instant nominale et Nous en Avons La preuve Qui Nous is Donnée par Dieu Dans l'histoire de Saydina Youssouf (3alaïhi Essalam) when SES frères Sont venus pleurer devant Leur père ( Saydina Yacoub 3alaïhi Essalam) Avec Une chemise Dont le chantait Était mensonger, prétextant Que Saydina Youssouf (3alaïhi Essalam) was mangé par le loup.

Le mensonge is Le Chef de Tous Les péchés et Il Est une honte et Une tare versez Celui Qui en utilisation.

L'assistance FUT très interested par le thème de la conférence et des débats furent entamés par l'assistance présente dans L'enceinte de l'amphithéâtre du Centre des Loisirs Scientifiques.

                                                                                                                      Mohamed Boudia

 

CAFE LITTERAIRE DU 31 MARS 2015 ANIME PAR MAAMAR FARAH

CAFE LITTERAIRE DU 31 MARS 2015 ANIME PAR M. MAAMAR FARAH

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CAFE LITTERAIRE DU 31 MARS 2015

Le café littéraire de Chlef ne déroge point à ses habitudes depuis plus de huit ans et dont les membres essaient par leurs propres moyens de faire renaître la culture dans la ville de Chlef (El Asnam) contre vents et marées. Il ne se passe pas une quinzaine ou un mois où le café littéraire n’invite pas une grande personnalité du monde de l’écriture. Pour cette séance du mardi 31 mars 2015, il a eu l’insigne honneur d’abriter à l’intérieur de l’amphithéâtre du Centre de Loisirs Scientifiques, une grande figure du journalisme algérien et un écrivain de renom en la personne de M. Farah Maâmar, ex-chef de rédaction du journal « El Moudjahid », initiateur du journal « Ennasr », co-fondateur du « Soir d’Algérie ».

M. Farah Maâmar devait être présenté par le président du café littéraire avant d’entamer sa conférence dont le thème est : « Pourquoi et comment parler d’Apulée aujourd’hui ».

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M. Farah commença par lire à l’assistance une allocution qui a été présentée par Arezki Metref, au centre culturel italien en 2014 pour situer le premier romancier africain dans le temps et l’espace. Il devait, en outre, dire : «Je ne me souviens plus avec exactitude ce qu’Apulée de Madaure disait du hasard. Il n’existerait, je crois, selon lui, que comme la conséquence presque logique de circonstances destinées à engendrer une situation donnée. On n’est pas loin de la définition du hasard dans la philosophie existentialiste. Sartre disait que le hasard, on le choisissait indirectement. En choisissant quelque chose, on doit en choisir aussi les conséquences –inconnues – qui peuvent passer pour le pur hasard. Je dirais que cette soirée est due à ce hasard «apuléen» si je peux m’exprimer ainsi – Arezki Metref.»

M. Maâmar Farah devait lire le texte en entier car son ami Arezki Metref avait fait une étude sur Apulée pour le centre culturel italien.

«Pourquoi en parler ? Parce qu’Apulée de Madaure (Afulay de Tamadit) est un personnage de premier plan dans l’histoire de la littérature universelle et que nous avons la chance d’être, à plusieurs siècles de distance, ses compatriotes. Il était écrivain, démonologue, prêtre isiaque, juriste et maître de neuf muses. Parce que, aussi,  faut-il le rappeler, à notre conscience nationale assoupie dans une léthargie post-digestive, que d’ici est parti un bonhomme de l’envergure d’Apulée, gloire universelle en son temps, qui en vint même, en tant que coryphée du paganisme, à être tenu par les païens de l’époque selon son compatriote St Augustin, pour l’égal et l’opposé de Jésus-Christ Arezki Metref».

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Ayant terminé l’allocation de son ami Arezki Metref, le conférencier s’attaqua directement au thème de sa conférence qu’il voulait un plaidoyer pour cet homme illustre qu’était Apulée de Madaure. A ce sujet, il devait dire : «Pourquoi et comment parler d’Apulée de Madaure ? Voilà deux thématiques qui se rejoignent et qui nous interpellent pour réparer une injustice vis-à-vis de l’histoire de notre peuple qui restera tronquée tant que nous continuerons à ignorer les fondements de sa civilisation, les traits essentiels de son génie à travers la vie l’œuvre de ces grands hommes, reconnus mondialement, qui ont façonné la pensée universelle, en l’occurrence St Augustin et Apulée de Madaure, fils légitimes de la Numidie. Alors que ces hommes sont connus dans le monde entier et leurs vies ainsi que leurs œuvres décortiquées par les plus grandes et prestigieuses facultés des cinq continents, voilà qu’ils sont superbement ignorés dans leur propre pays. Cet oubli est impardonnable, cette lacune condamnable et ce mépris, tout simplement révoltant. Interrogez n’importe quel élève du primaire ou un lycéen de n’importe quelle région du pays et dites-lui qui est Apulée ? Qui est St Augustin ? Il ne saura vous répondre. Parce l’école, si soucieuse de fidélité à l’histoire des autres et qui ne retient du parcours lumineux de notre peuple que sa dernière révolution enseignée d’une manière manichéenne et abêtissante, cette école tourne le dos à nos lumières, aux grands hommes qui figurent sur toutes les encyclopédies et qui ont fait réagir tous les grands penseurs de l’humanité.

Le conférencier devait continuer son allocution en ces termes : «Habitant à quelques encablures de Madaure et tout près de la ville de M’daourouch qui tire son nom de l’ancien nom latin de Madauros, je peux vous assurer que ces noms prestigieux sont ignorés par les gens de la région. Aucune école n’a pensé à organiser une sortie vers ces ruines chargées d’histoire qui ont vu défiler les génies dans son université, la seconde d’Afrique après celle de Carthage. Et les noms de St Augustin et d’Apulée sont l’arbre qui cache la forêt car les penseurs, les philosophes, mathématiciens, astronomes furent nombreux dans cette ville qui doit être une fierté pour l’Algérie et tous les amazighs. On peut citer Maximilien le grammairien qui avait tissé avec St Augustin des liens épistolaires légendaires en échangeant avec lui des lettres qu’il convient de redécouvrir tant elles portent l’art de la rhétorique à son firmament : le païen développe ses arguments pour réfuter les idées religieuses et le chrétien dit la vanité et le nihilisme de la pensée athée. Echange courtois mais qui ne laisse rien au hasard, idée contre idée, argument contre argument. Ce débat, vieux de deux millénaires environ, n’est-il pas d’une actualité brûlante ? On peut aussi citer Martianus Capella qui a donné son nom à un cratère sur la Lune.

Il faut donc parler de tous ces hommes, étudier profondément leurs vies et leurs œuvres, les inscrire dans les programmes scolaires et les cursus des universités du pays, organiser des séminaires, colloques et manifestations culturelles diverses pour que le peuple algérien et les peuples de la région qui constituent un seul peuple amazigh, puissent retrouver leurs racines, leur histoire non tronquée et ressentir la fierté d’avoir contribué à la grande aventure humaine du savoir et de la connaissance.

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Il faut faire revivre St Augustin, Apulée et tous les enfants illustres de l’antiquité à travers les arts modernes et la culture en accordant les moyens nécessaires aux dramaturges, aux cinéastes, aux journalistes, peintres et autres pour immortaliser ces parcours lumineux et montrer aux générations montantes des exemples de réussite au niveau universel prouvant que nous n’avons pas toujours été des incapables et des bras cassés important tout, y compris des joueurs pour former une équipe nationale de football ! Car cette Numidie que l’on se doit de célébrer n’était pas seulement le pays de la grande littérature et d’une pensée philosophique saluée par Voltaire lui-même, mais aussi le grenier de Rome. Voilà pourquoi il faut parler de ces hommes illustres. Mais comment en parler ? Cela nous renvoie à l’idée que nous devons avoir de notre histoire, au rôle central des autorités.

A ce sujet, je voudrais citer une anecdote qui en dit long sur les mentalités rétrogrades qui empêchent ce pays de prendre à bras-le-corps son histoire, toute son histoire, sans zone d’ombre ni reniement. Il y a quelques années, par je ne sais quel miracle, le lycée de m’daourouch n’avait pas de nom. Je proposais au maire de l’époque, hésitant entre plusieurs noms, d’appeler cet établissement « lycée Apulée ». S’agissant d’un temple dédié au savoir, il me semblait que c’était là une belle appellation et un hommage à un fils de cette région, auteur du premier roman de l’humanité ! Le gars me répondit que cela posait un grave problème car cet Apulée n’était pas musulman ! Je préfère ne pas commenter cette anecdote. Le comble est que cet élu n’est pas le seul à penser de cette manière. Intoxiqués par une école rétrograde, voire obscurantiste, beaucoup d’habitants de cette région vous tiendront le même discours. Il y a un problème car Apulée ou St Augustin sont des berbères pur-sang. Ce sont des hommes qui se revendiquent de cette terre, de ce peuple, de cette culture qu’ils ont portée au firmament du savoir universel et s’ils sont venus avant l’islam, ce n’est certainement pas de leur faute. La bêtise humaine quand elle rejoint une forte volonté politique de tronquer notre identité, donne de si piètres résultats ! Voilà pourquoi, ces ruines qui reçoivent chaque année des milliers de pèlerins venus du monde entier sont ignorés des responsables locaux. Elles ont été victimes de dégradation et de pillage. Longtemps, elles furent un dépotoir et une honte ! Encore heureux qu’elles furent clôturées sous le règne de la ministre de la culture controversée, Mme Khalida Toumi.

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Comment se fait-il que, depuis l’indépendance, aucune infrastructure hôtelière n’a été bâtie dans cette région et je ne parle pas de M’daourouch, je cite aussi le chef-lieu de la wilaya Souk-Ahras, où les quelques hôtels bâtis depuis sont de catégorie inférieure et ne peuvent recevoir des hôtes étrangers ! Les pèlerins qui viennent à Madaure sont obligés de passer la nuit à Guelma ou Annaba, ce qui considérablement le temps qu’ils doivent passer sur les lieux de leur pèlerinage. Des tours opérators tunisiens organisent également des virées qui ne rapportent rien à la région. Je peux dire qu’il y a une volonté délibérée de limiter les horizons de notre histoire à des périodes bien précises et d’empêcher les générations montantes de saisir toute la profondeur de leur histoire qui plonge ses racines dans les temps les plus reculés. L’islam et l’arabe sont certes, deux éléments fondamentaux de la culture nationale, ils ont façonné notre identité et il serait inopportun de les renier car ce serait renier l’histoire de ce peuple. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’amazighité qui est l’origine, la base, le fondement, l’identité authentique et que sont Apulée et St Augustin si ce n’est pas des représentants affirmés de cette culture et de cette civilisation ? Quand ils sont venus en Algérie, les arabes, porteurs d’une religion qui s’implanta rapidement en nos terres, n’avaient pas ramené avec eux des centaines de milliers de colons. La population autochtone qui embrassa rapidement l’islam resta telle quelle dans sa composante et ses caractéristiques et son arabisation progressive ne signifie pas qu’elle ait changé d’identité ou d’us et coutumes. Les changements sont intervenus au cours de ces deux dernières décennies sous une idéologie totalement étrangère à l’islam de nos pères. Nous sommes pratiquement tous des berbères. Que nous habitions Tizi-Ouzou, Chlef, Tiaret, Constantine ou Tamanrasset, nous restons amazigh même si certains sont devenus arabophones alors que d’autres sont restés berbérophones. Donc, la question de l’identité, le rapport que nous devons à ces hommes illustres de notre histoire, doit être le même partout. Ce sont les vicissitudes  de l’histoire qui nous empêchent, nous les hommes des plaines, de garder notre parler originel comme le font si bien les gens des montagnes.

A l’étranger, les tentatives de s’accaparer ces noms prestigieux en essayant de les extirper de leur milieu naturel et en leur refusant leur berbérité confirmée, ont été légion tout au long de l’histoire. La dernière en date a été celle de la colonisation qui voulait faire croire qu’Apulée et St Augustin, entre autres, n’étaient pas les fils de la Numidie mais les enfants de la colonisation romaine. Entendez par là : ils nous appartiennent, ils appartiennent à notre civilisation, la vôtre n’est pas capable d’enfanter de telles lumières. Cela servait évidemment la cause et les objectifs de la colonisation, comme cette prétendue œuvre de nous civiliser !

Pourtant, rien n’est plus amazigh que ces deux hommes : St Augustin et Apulée sont les enfants de la Numidie. Ce sont des amazigh et ils ne l’ont jamais caché. Apulée se présentait comme « mi-Numide et mi-Gétule » et les deux entités sont les deux faces de l’identité amazighe. D’ailleurs quant St Augustin évoqué le « plus illustre d’entre nous », il fit remarquer qu’Apulée était un digne fils de l’Afrique, cette Afrique qui était sa cause et sa passion puisqu’il en créa l’église, lui conférant toute la force de sa foi et la clairvoyance de son humanisme profond. Oui, ils étaient berbères, n’en déplaise aux manipulateurs de l’histoire, qu’ils se recrutent parmi les tenants de la colonisation ou parmi les obscurantistes.

St Augustin et Apulée ont écrit en latin. A ce titre, ils ont fait exactement comme tous les successeurs berbères qui ont écrit en arabe et en français. Le latin était la langue de l’envahisseur. Le français fut la langue des envahisseurs. L’arabe fut la langue dominante après les succès guerriers des armées arabes, porteuses de l’islam. Ecrire en latin était le meilleur moyen d’exprimer l’âme berbère, ses tourments, ses luttes, ses espoirs. C’était le meilleur moyen de les faire connaître. C’était aussi le meilleur moyen d’accéder à l’universalité dans les limites géographiques et de la connaissance de l’époque.

Je veux terminer en remerciant les organisateurs de ces rencontres hebdomadaires qui sont de véritables oasis de fraîcheur intellectuelle dans le grand désert de l’ignorance dominante. Ces infatigables bâtisseurs d’idées et de débats peuvent paraître comme des marginaux dans une société  qui ne reconnaît que les bâtisseurs de fortune, et souvent au moindre effort. Mais tôt ou tard, la fortune s’effritera et les constructions tomberont en ruine, alors que les idées semées ça et là par M. Boudia et ses amis, comme des germes prometteurs, donneront à coup sûr leurs fruits. Que nous soyons là ou ailleurs, au moment de ces récoltes bienfaisantes et fructueuses, il est sûr que ceux qui en bénéficieront sauront en reconnaître la valeur, comme nous sommes en train de le faire pour l’œuvre de ces génies lointains que sont Apulée et St Augustin.

Merci de votre attention – Maâmar Farah.»

Les débats ont été très fructueux avec l’intervention de M. Boufellouh Abdelkader, du Dr Medjdoub Ali, de Hrache Beghdadi, et de plusieurs autres participants à cette après-midi culturelle.

        Propos recueillis par Mohamed Boudia

 

Rédigé à 22:45 | Lien permanent

CAFE LITTERAIRE DU 31 MARS 2015

Publié le 29/03/2015 à 21:48 par boudia2007 Tags : image blog bienvenue loisirs sport conférence farah maamar boudia cafelitteraire chlef apulée madaure

CAFE LITTERAIRE DU 31 MARS 2015

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Une conférence sera donnée ce Mardi 31 Mars 2015 à 14 h. au Café Littéraire de Chlef sis au Centre des Loisirs Scientifiques "Mohamed Gholam" près la salle de sport "Chahid M'hamed Nasri" ex-cité les Vergers, par M. FARAH Maâmar, journaliste et écrivain, co-fondateur du journal "Le soir d'Algérie", dont le titre est : "Pourquoi et comment parler d'Apulée de Madaure". L'invitation est générale. BIENVENUE A TOUTES ET A TOUS ! Ne ratez pas cette occasion unique de côtoyer et d'entendre l'un des plus grands journalistes de notre époque. 

Rédigé à 12:38 | Lien permanent

CAFE LITTERAIRE DU 17 MARS 2015

CAFE LITTERAIRE DU 17 MARS 2015

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Pour cette séance du Mardi 17 Mars 2015, l’assistance était peu nombreuse. Malgré l’évènement et la communication qui ont un certain poids dans la vie des algériens, telle la conférence donnée par Mohamed Boudia sur la fête de la victoire « AÏD EN NASR » afférent au 19 Mars 1962 et à sa commémoration chaque année au sein du café littéraire de Chlef.

Pour l’ouverture, l’animateur du café littéraire, M. Saâdoune Bouabdellah, a invité trois petites adeptes pour gratifier l’assistance d’un  chant patriotique écrit par Moufdi Zakariah, et dont les noms suivent : Hadj Abdellah Bouthaïna, Benyoucef Khaoula et Salhi Maria.

Tout au début de la conférence, le président du café littéraire devait dire :

Avant de parler du 19 mars il est judicieux de revenir un peu en arrière pour situer cet évènement dans le temps et l’espace et lui donner toute sa mesure et ainsi saisir l’importance de cette date dans l’histoire de notre pays. En effet, la guerre d’Algérie a pris pied dès les évènements du 8 Mai 1945 où plusieurs milliers d’algériens furent massacrés sans retenue lors de manifestations indépendantistes pacifiques dans presque toutes les villes d’Algérie du 1er au 9 mai 1945. Le conférencier devait rappeler que ce ne fut pas une guerre mais plutôt une révolution car les forces en présence étaient inégales car quelques centaines, voire quelques milliers d’indépendantistes algériens réunis sous l’étendard du Front de Libération Nationale étaient opposés à la 4ème plus grande puissance du monde et l’un des plus grands colonisateurs des 19 ème et 20 ème siècles. Certains historiens prétendent aussi que c’était une guerre intestine, entre communautés, ce qui est archi-faux. C’était une guerre contre un colonisateur des plus virulents par une poignée d’indépendantistes algériens. Cette guerre a créé beaucoup de crises politiques même au sein de l’hexagone. Le retour au pouvoir de De Gaulle en 1957 et le durcissement dans la conduite de la guerre et du tout sécuritaire a fait que la révolution algérienne a subi une des plus grandes pressions dans les années 57/58 par la radicalisation systématique de la torture et l’extermination des populations par tous moyens, carte blanche qui a été donnée aux militaires pour mettre fin à cette insurrection comme se plaisait à l’appeler le général De Gaulle et tous les politiques français. La France a été acculée aux derniers remparts et De Gaulle dut reconnaître que la seule issue pour cette guerre était « les pourparlers avec le FLN » pour sortir la tête plus ou moins haute de ce conflit. Certains généraux pro-Algérie-française, n’ayant pas été d’accord, créèrent l’Organisation de l’Armée Secrète (O.A.S.), qui ravagea l’Algérie en 1961/62, en utilisant la politique de la terre brûlée. Même la bibliothèque nationale n’en réchappa pas. Elle fût brûlée avec toute la somme de culture qui y existait. C’est un crime des plus abjects et des plus dévalorisants pour son auteur.

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Le pouvoir français opta pour l’autodétermination car c’était la seule issue. Au fur et à mesure des tractions par les négociateurs français et ceux du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, après Melun, c’est à Evian que se poursuivent les pourparlers pour essayer d’arriver à un consensus qui conduirait à l’indépendance de l’Algérie. Les négociateurs du G.P.R.A ont conduit de main de maître les pourparlers car ils ont essayé de faire le moins de concessions possibles à l’Etat français. Les négociateurs français ont voulu par tous les moyens morceler l’Algérie mais ils n’ont pas réussi dans leurs objectifs. Le 18 Mars 1962 furent signés les accords d’Evian avec un cessez-le-feu des hostilités devant prendre effet le 19 Mars 1962 à Midi. Le cessez-le-feu fut observé en général par les deux parties mais il fallait faire avec l’O.A.S qui ne l’entendait pas de cette oreille. Des massacres ont été perpétrés dans les grandes villes d’Algérie par les assassins de l’OAS sur des populations désarmées.

A la suite de cette trêve, un référendum fut organisé pour savoir ce que voulait le peuple algérien. Les urnes ont été remplies de « OUI » à près 97% des voix exprimées. L’indépendance de l’Algérie fut déclarée officiellement le 3 Juillet et le jour de l’indépendance fixé au 5 juillet 1962 pour valoriser cette date, car la France est entrée à Alger un certain 5 juillet 1830. On parle de l’exode des français et de leur massacre, mais on oublie de mentionner les massacres des algériens par l’OAS au lendemain du 19 Mars 1962. On prétend que plusieurs harkis ont été massacrés à Oran, oui il y a eu quelques dépassements ici et là mais pas avec l’ampleur citée par certains historiens ou par certains nostalgiques de l’Algérie Française. Les gouvernants français n’ont jamais voulu reconnaître le titre de guerre d’Algérie. Ils l’ont toujours appelé « évènements d’Algérie » comme si c’était interne  à leur pays. Ils ne l’ont reconnue comme telle qu’en l’année 2000.

Le 19 Mars 1962 a été une date-charnière dans l’indépendance de l’Algérie.

Le pouvoir français n’a jamais voulu reconnaître les exactions et les massacres commis sur les populations algériennes de 1954 à 1962 (1 million et demi de chouhadas) alors qu’il réclame pour les quelques harkis qui ont été, par moments, lynchés par les populations dépitées. Elle ne veut pas reconnaître le mal qui a été fait par ses expériences nucléaires qu’elle avait faites de 1957 et qui se sont poursuivies jusqu’en 1975. Il est à rappeler que le pouvoir français joue du « deux poids et deux mesures ». En effet, durant la résistance française contre l’envahisseur nazi, pourquoi considèrent-ils les français qui ont prêté main forte aux allemands ont toujours été considérés comme « collabos » et ont été malmenés et tués au lendemain de l’armistice.

Nous revendiquons effectivement le statut de peuple spolié, colonisé et asservi pendant 132 ans qu’a duré la colonisation française en Algérie. Comme a dit Aimée Césaire « Je revendique ma négritude et je veux qu’on m’appelle : Hé négro ! »

Pour clore cette conférence, le président du café littéraire invita M. Attaf Mohamed, ancien résistant, pour apporter son témoignage au lendemain de la fin des hostilités. Ce dernier donna maints exemples pour ce qui est des harkis qui étaient restés après le cessez-le-feu et après l’indépendance.

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Le conférencier reprit la parole pour dire aux pros de l’Algérie Française que c’était de l’utopie que de tenir à une chimère et que l’Algérie restera algérienne jusqu’à la fin des temps. Il citera ensuite l’écrivain et journaliste Pierre DAUM et son livre « Ni valise, ni cercueil » qui témoigne que les pieds-noirs ne sont pas tous partis au lendemain de l’indépendance de l’Algérie et que plus de 200.000 sont restés après cette date et n’ont nullement été inquiétés.

Durant le débat plusieurs questions furent posées à M. Attaf Mohamed et au conférencier concernant le conflit entre la wilaya IV et la wilaya V et les affrontements qui ont fait beaucoup de morts au lendemain de l’indépendance par M. Boufellouh Abdelkader et M. le Dr Hadjam Mohamed, de même que par Sahli Kamel auxquelles le conférencier répondit avec austérité et clairvoyance.

Une chose est sûre, c’est que l’Algérie et la France ont une histoire commune et les dirigeants des deux pays, en toute équité, devraient voir beaucoup plus clairement l’avenir de leurs peuples et essayer de trouver des solutions à toutes les crises qu’ils rencontrent depuis l’été 62 et qu’ils essaient d’appliquer au moins certaines clauses des Accords d’Evian en matière de liberté de circulation des biens et des personnes sans tenir compte de l’avis des extrémistes des deux bords.

Le café littéraire de Chlef continue tant bien que mal à tenir la barre dans un monde devenu de plus en plus mercantile et matérialiste qui fait que cette petite révolution culturelle locale et nationale prend place de plus en plus dans la société asnamie. Seulement quelques adeptes et invétérés amoureux des belles lettres se font un devoir d’y assister tout au long des séances qui se suivent tous les Mardis au fil des mois et des années. Il est malheureux de constater que le café littéraire est beaucoup plus choyé à l’extérieur de la wilaya qu’en son sein.

Où sont les hommes de lettres et les amoureux de cette discipline ? Où sont ceux qui se prétendent comme tels ? Où sont les intellectuels de la ville de Chlef ? Beaucoup de questions fusent et ne trouvent point de réponse. Il est agréable de constater qu’ailleurs les associations culturelles se déploient avec une assistance de plus assidues et des intellectuels de tous bords tiennent à marquer leur présence en ces espaces culturels. La ville d’El Asnam a perdu non point ses repaires mais beaucoup plus ses hommes de lettres et poètes qui s’entredéchirent entre eux pour mettre à nu leurs dissensions et porter le coup fatal à la culture dans notre ville et dans notre wilaya. Les autorités locales elles-mêmes ne donnent pas toute la mesure à cet élan culturel qu’est le café littéraire de Chlef en lui portant assistance et pourtant, combien d’hommes et de femmes célèbres dans le monde de l’écriture et de la littérature ont visité cet endroit ou plutôt cette aire culturelle depuis se création en 2007 ? Combien sont partis satisfaits de la réception et de la prestation des hommes de culture ici à El Asnam (Chlef) ? Le café littéraire a reçu parmi les écrivains, des gens de renommée nationale et internationale tels M. Bencheikh Djilali, Dr Mohamed Magani, Mme Drif Zohra, M. Yasmina Khadra, M. Rachid Boudjedra, Le Pr Mahieddine Elhachimi, M. Mami Maâmar, Mme Leïla Aslaoui, Dr Vincent Bertaud du Chazaud, et beaucoup d’autres sont prévus pour animer le café littéraire dans les semaines à venir. Les animateurs du café littéraire parmi les enseignants universitaires tels Dr Aït Djida Mokrane, Mme Aït Saâda Eldjamhouria, Dr Kassoul, Dr Khelladi, Dr Dahmane, Dr Kaddour-Guettaoui ne viennent plus et ne viennent par moments que pour donner une communication pour ne plus reparaître par la suite, pendant des lustres. Que se passe-t-il ? Les gens n’ont plus envie de culture ? Jusqu’à l’estomper et la remiser au fond de je ne sais de quel esprit borné et sans attrait afin de voir la société s’empêtrer dans le matérialisme le plus complet par l’invasion culturelle et l’abêtissement du peuple par cette dernière ? Que pouvons-nous penser ? Est-ce là notre devenir culturel dans cette ville qui ne veut point se réveiller et participer à son essor culturel ? Où bien la culture serait-elle seulement coincée dans le raï et dans les manifestations festives ? Sans la participation de tous et sans l’apport de différentes compétences, le café littéraire ne peut s’assumer avec une seule ou quelques personnes seulement. Donc, il est temps que les intellectuels de la ville puissent se regrouper et prendre une part active à ce café littéraire qui devient de plus en plus « le dernier des mohicans ». Je m’excuse l’expression mais c’est la stricte et pure vérité.

Pour ceux qui ne le savent pas, et à tous ceux qui s’attablent dans les cafés, disant qu’il n’y a aucune culture à Chlef, je leur donne un point de ralliement qu’est le Café littéraire de Chlef qui se tient tous les mardis sans discontinuer depuis plus de huit années. Actuellement, il est situé au Centre des Loisirs Scientifiques « Chahid Mohamed Gholam », face à la salle de sport du POC, ex-cité les Vergers à Chlef. A toutes fins utiles, le café littéraire de Chlef reçoit une figure emblématique du journalisme en la personne de notre ami et collègue Maâmar Farah, le 31 Mars 2015 ainsi que Mme Leïla Aslaoui, le 14 Avril 2015. L’invitation est générale tous les mardis que Dieu fait, à partir de 14 heures. Soyez tous les bienvenus pour donner un nouvel élan à votre café littéraire qui, sans vous et votre apport, ne serait que chimère.

                                                                            Mohamed Boudia 

Rédigé à 11:08 | Lien permanent

CAFE LITTERAIRE DU 10 MARS 2015

Publié le 18/03/2015 à 18:18 par boudia2007 Tags : vie moi monde roman france création annonce nuit livre afrique pouvoir

CAFE LITTERAIRE DU 10 MARS 2015

 

Le café littéraire, bien que boudé par certains dénigreurs de la culture, continue d’abreuver ses adeptes de conférences très fructueuses quant à leur contenu. Tout au début de cette séance, le musicien Hrache Baghdadi dit Kaddour, gratifia l’assistance d’un morceau de mélodie orientale. En effet, pour cette journée du 10 Mars 2015, le titre de cette conférence donnée par le président du café littéraire fut « la colonisation française » suivi par une communication très succincte sur le livre de Mohamed Boudia « les adages à travers les âges » avec une vente-dédicace de ce dernier.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le conférencier insista sur la fait que le colonialisme français a du suer durant toutes les années d’occupation en changeant de rois, de gouverneurs, d’empereurs durant les 132 années que dura la colonisation française en Algérie. Il devait citer tout ce beau monde qui défila à la tête de l’empire français. Aucune stabilité n’a été observée durant toute la colonisation. Les gouverneurs furent changés comme des chemises. La chute de ces gouvernants était le résultat de la résistance très farouche qu’ils rencontraient sur le terrain face à cette étonnante et interminable révolte des populations autochtones. La majorité d’entre eux ne sont restés que quelques mois sur le trône ou un nombre infime d’années. La France a vu défiler, durant cette période, plusieurs rois, présidents, empereurs, gouverneurs, etc, et dont le total est exactement 26 à la tête de l’Etat Français, en l’espace de 132 années de colonisation.

Le conférencier se répétait par moments pour bien asseoir l’idée que l’indépendance de l’Algérie a été arrachée avec le sang de plus d’un million et demi de chouhadas qui ont donné leur vie pour que vive cette patrie bien-aimée. Il continuera sur la lancée pour mettre à jour certains crimes abjects commis par la soldatesque française tout au long de la colonisation et ce, jusqu’en 1962.

La France voulait s’accaparer tout le territoire d’Afrique à partir de l’Algérie. Les grands empires d’alors se sont partagé l’Afrique entre eux comme si cette contrée était vierge et qu’ils n’avaient qu’à s’y installer en faisant fi de toutes les populations qui s’y trouvaient depuis la nuit des temps. Durant la guerre de libération, la France à du lâcher plusieurs de ses colonies africaines pour pouvoir se maintenir en Algérie car cette dernière est très riche dans son sol et sous-sol. Pressée par les évènements et la guerre qui faisait rage dans les villes et villages d’Algérie, la France, sentant son heure arriver, a tout fait pour décortiquer le territoire algérien et le morceler pour bénéficier de ses richesses. Au lendemain du début de la colonisation, elle créa les départements français (anciennes igamies d’Alger, d’Oran et de Constantine) puis  l’Algérie française, puis le partage de l’Algérie en deux zones bien distincte, le Nord et le Sud (Sahara). Pourquoi le Sud, mais parce qu’elle avait trouvé des gisements pétrolifères et qu’elle utilisait cette région peu peuplée pour ses expériences atomiques à Reggane où les effets de la radioactivité continue, de nos jours, à faucher des vies humaines.

Les pays européens et la France en particulier avait donné un nom bien restreint à l’Algérie en l’appelant la régence d’Alger. L’Algérie était structuré en Beyliks, sortes de wilayas actuelles et avait une sorte d’allégeance au Dey d’Alger. Ce n’est qu’avec l’avènement de la résistance par l’Emir Abdelkader que l’Etat algérien moderne avait commencé à prendre forme et une certaine unité commençait à se faire au sein de la population algérienne mais n’oublions pas que l’Algérie a toujours été un état souverain qui a fait face à toutes les velléités des hordes barbares et d’invasion car cette riche terre a été convoitée depuis la nuit des temps par les peuples du nord.

Le conférencier devait parler des langues et dialectes qui étaient parlés lors de l’invasion de l’Algérie par la France. Elle avait trouvé la langue arabe et la langue berbère ou amazigh. Par la suite, le français leur avait été adjoint ainsi que le pataouète qui était parlé par les populations juives et qui était devenu plus ou moins la langue  des pieds-noirs.

L’Etat algérien était structuré et avait sa monnaie qu’on appelait le « Budju », unité monétaire turque qui était usitée jusqu’en 1848, au lendemain du parjure commis par la France envers l’Emir Abdelkader. Ce fut ensuite, la création du franc algérien qui a fait long feu de 1848 à 1960, puis ce fut au tour du nouveau franc de prendre la place de ces précédentes monnaies et ce, jusqu’en 1964, après l’indépendance de l’Algérie, avec l’avènement du Dinar Algérien.

Pour ce qui est de la population d’alors, en 1849, les statistiques donnaient à peu près 3 millions d’âmes, entre algériens musulmans et israélites et colons. Le nombre de ces derniers ne dépassait guère la centaine de milliers d’âmes ou un peu plus.

N’oublions pas que la France avait obtenu du Dey, une concession sur le territoire de la Calle (Annaba) depuis 1560 et qu’elle a pris fin avec l’occupation de l’Algérie par la France.

Le coup de l’éventail qui avait fait suite à la demande de paiement des crédits alloués par le Dey à la France pour l’achat de blé pour ses troupes en campagne en Europe et en Afrique ne fut qu’un moteur et une raison infime de la colonisation française qui se préparait depuis plusieurs années depuis Napoléon I lorsqu’il avait dépêché un espion auprès du consul général de France en Algérie, le Commandant Vincent Yves Boutin, avec pour mission de faire les relevés topographiques de la région d’Alger pour une éventuelle invasion et ce, depuis 1808. Lors de la préparation de l’invasion de l’Algérie et à la veille du départ de la flotte française, ce fut le Commandant Vincent Yves Boutin qui fit le briefing pour le débarquement du côté de Sidi Fredj et c’est sur son conseil que débarqua la soldatesque française en ce lieu.

Le bombardement de « La Provence », bateau-amiral français en 1929 par le plus grand canon algérien d’alors, « Baba Merzoug » (qui fait 7 m de long avec une portée de 5 km 200) ne fut lui aussi qu’une raison de plus pour activer l’invasion de l’Algérie. Mais si l’on voit les dessous de ces deux affaires, (l’éventail et la Provence), nous pouvons dire que la France ne paie pas ses dettes contractées auprès du Dey Hussein. Pour clôturer cette séance sur l’histoire de l’Algérie, le conférencier se devait de rappeler une phrase qu’a laissé le Chahid Larbi Ben M’hidi pour les générations futures où il dit à l’encontre de De Gaulle : « Vous me parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l’Algérie française et moi, je vous annonce la France Algérienne.

 

Après un débat fructueux sur le sujet, Mohamed Boudia donne un aperçu sur le livre « Les adages à travers les âges » et fit une vente-dédicace qui reçut peu d’engouement de la part de l’assistance qui était peu nombreuse.

                                                                                 Mohamed Boudia

 

 

CONFERENCE DE M. FARAH MAAMAR AU CAFE LITTERAIRE DE CHLEF

Publié le 15/03/2015 à 15:24 par boudia2007 Tags : amis cafelittéraire chlef maamar farah conference boudia elasn

           AVIS AUX AMIS

 

  DU CAFE LITTERAIRE DE CHLEF

 

Il est porté à la connaissance de tous les amis du café littéraire de Chlef que Monsieur FARAH Maâmar, journaliste et écrivain, co-fondateur du « Soir d’Algérie », sera l’hôte du Café Littéraire de Chlef, le Mardi 31 Mars 2015 à 14 heures pour une conférence dont le thème sera « MADAURE : Apulée et St augustin, deux génies berbères au rayonnement universel »

 

Le président du Café Littéraire de Chlef

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